Cambodge du 10 dec 04 au 3 jan 05

vendredi, décembre 31, 2004

Kep et la cote

Nous mettons le cap plein Sud, pour rejoindre la cote qui se situe a 200 km. Un bus direct nous emmene sur l’ancienne station balneaire prisee des francaise et de l’elite cambodgienne. Aujourd’hui, suite aux carnages perpetres par les ‘Khmer Rouge’, les nombreuses villas ne sont plus que des ruines abandonnees. Nous trouvons un chouette petit bungalow en bambou avec hamac. Il n’y a pas de doute, ici c’est la campagne! Cette fois-ci, c’est le Golfe du Siam qui s’etire devant nous a l’infini. La nature luxuriante est un melange de palmiers et de rizieres seches pretes pour la moisson. En dehors des villes, la population vit tres simplement. Toutes les habitations sont des maisons en bambou sur pilotis. Autour gambadent des cochons et des poules et les activites se resument en fait a s’occuper du riz et de quelques fruits et legumes. Il y a toujours un bon nombre d’enfants qui jouent autour des maisons. Plus de la moitie de la population a moins de 15 ans et malheureusement, suite a la guerre, la categorie des 30 – 40 ans n’est pratiquement pas represente! A Kep, nous louons deux motos et entreprenons la visite de la cote. Nous rentrons a tout hasard dans un orphelinat pour rencontrer les soeurs qui le tienne. Bientot nous voila a disputer une partie de basket-ball avec une quinzaine d’enfants surexcites! En continuant notre ballade, nous nous rendons compte qu’il y a ici un enorme potentiel touristique. Le danger des derniers bastions de guerilleros ‘Khmer Rouge’ a totalement disparu depuis seulement quelques annees, ce qui explique les retards en matiere de tourisme! Nous apprecions cette cote calme et frequentee uniquement par les gens du pays! En moto, nous rejoignons la petite ville de Kampot et empruntons de superbes routes bordees de rizieres. Sur la route, les enfants nous lancent des “bye bye” rigolards, et les gens nous saluent avec une grande gentillesse toute simple. Et nous croisons ainsi des centaines d’ecoliers sur leurs grands velos, allant a l’ecole en uniforme. Le but de la journee se situe 50 km plus loin. Ayant achetes de superbes pasteques, nous nous baignons dans les cascades de ‘Tchuh’ (en fait, c’est tout simplement une belle riviere: Nos guides sont-ils reellement venu ici, quand ils evoquent des cascades?!?). Il ne faut pas plus de 2 minutes pour nous retrouver entoures d’une horde de jeunes gars, a la limite de l’hallucination, nous voyant en maillot de bain. En fait, Charlotte et Clementine avaient pris la precaution de se baigner en tee-shirt. Mais quand meme, ils ont l’air bien interesses par les “filles blanches”! La campagne est si belle, nous la mitraillons de photos. Et quand le soleil se couche sur les champs, le paysage devient sublimissime.Nous quittons Kep pour rejoindre plus au Nord un ami de Charlotte qui travaille pour un lycee finance par l’ONG ‘les enfants du Mekong’ et tenu par un pere des ‘Missions Etrangere de Paris’. Ce lycee se trouve en pleine campagne et rejoignant son ami Guillaume, nous voila propulses au plus profond de la culture traditionelle. Nous passons deux superbes journees en sa compagnie. Il nous fait decouvrir le mode de vie qu’il a du adopter et nous montre un peu son cadre de travail. Le lycee est frequente par les enfants de la region issus de familles plutot simples. Les activites de ces familles se resument souvent a la culture du riz et a l’elevage de deux ou trois bovins. Et lorsque, pour des raisons de secheresse ou autre, il n’y a pas de recolte, c’est malheureusement une situation a la limite de la famine! Pour nous, occidentaux, c’est un terme que nous ne connaissons pas, mais pour eux, le riz est une affaire vitale! En bus public, nous remontons vers la capitale pour une nuit seulement. Car le lendemain, nous voici deja en route pour Siem Riep et la fameuse citee millenaire d’Angkor.